La croisière est la vacance qui est augmenté le plus rapidement dans les dernières 20 années. Malgré le désastre de la Costa Concordia devant l’île de Giglio, les croisières sont en train de devenir toujours plus populaires et elles transportent chaque année 20 million de passagers dans le monde et 80.000 en Italie. 

Mais il est aussi le modèle de vacance le plus pollué, parce qu’il a une majeure incidence sur la production totale de CO2 dans le secteur touristique et, en plus, il est la cause de la destruction des systèmes marins. 

Bateau de croisière
Bateau de croisière Oasis of the Seas, qui peut héberger plus de 5000 personnes – photo de St. Thomas Jerry L, par Flickr

Ces gigantesques villes flottantes, avec des milliers de cabines, piscines, casinos, boîtes de nuit et restaurants polluent comme 14.000 voitures, selon les donnés récentes de la Procuration de Venise.

En total, les bateaux de croisière océaniques produisent au moins le 17% des émissions totales des oxydes d’azote et contribuent à plus d’un quart des émissions totales des oxydes d’azote dans les villes portuaires et zones costières. 

En plus, les déchets des bateaux de croisières influencent négativement la capacité de récupérations des écosystèmes marins, parce qu’ils détruisent les barrières de corail (Source: “Climate Change Adaptation and Mitigation in the Tourism Sector: Frameworks, Tools and Practices”, de United Nations Environment Program, avec l’Université de Oxford, p.102).

Si jamais vous allez choisir de vous embarquer sur un des ces géants marins est bien savoir que vos émissions de CO2 pourraient être jusqu’au 1000 fois supérieures par rapport à un voyage en train (Source: “Climate Change and Tourism. Responding to global challenges”, de World Tourism Organization et United Nations Environment Programme, 2008, pp. 37, 134).

Cabine du Bateau de croisière
Bateau de croisière – photo de Josh Clark, par Flick

Dans le report “Cruise Ship Report 2012”, récemment publié par l’association écologiste internationale Friends of Earth, 15 parmi les principales lignes de croisière sont confrontées pour évaluer l’impact sur l’environnement. 

Voici certains des numéros inquiétants du document: 

Ce qui entre doit sortir. Les énormes quantité de nourriture et boissons consumées sur les bateaux de croisière avec aussi les eaux de pressing, de la piscine, des structures sanitaires, des laboratoires photographiques et des centres thermales sont vidées dans la mer en contaminant les poissons et la vie maritime et représentant un danger pour les personnes (pour les consommateurs de poisson, les baigneurs, les surfeurs et les passionnés des sports aquatiques). En plus, les poissons, les mollusques et les barrières de corail peuvent mourir à cause des excès d’azote et phosphure causés par les eaux usées des bateaux, qui déterminent une augmentation excessive des algues et la consécutive reduction des niveaux d’oxygen presents dans les eaux. 

Coral
La vie dans la mer – photo de Antonio Pellico, par Flyckr

Combien des eaux usées sont produits par un bateau? 

Le report estime qu’un bateau de croisière de 3000 personnes produit 210.000 litres d’eaux usées – le suffisant pour remplir 20 piscine et 1 million de litres d’eaux ménagères, c’est à dire plus de 40 piscines remplies de déchets. Un bateau de croisière est comme 50 piscines de déchets considérablement polluantes dans les oceans chaque semaine. 

Royal Caribbeans Oasis of the Seas dans le Port Everglad
Bateau de croisière “Oasis of the Seas” en Floride – photo de Monica R, par Flickr

Les bateaux de croisière polluent l’air qu’on respire

Les bateaux de croisière sont aussi responsable de la pollution de l’atmosphere causé par le carburant brulé. Les émissions des moteurs incluent l’oxyde d’azote, l’oxyde de soufre, l’anhydride carbonique et les poussières fines. Les scientifiques estiment que jusqu’au 2030, la pollution de l’atmosphère des embarcations océaniques dans les eaux nord-américaines augmentera de 100 au 200 pour cent. 

Bateau de MSC dans le Canale della Giudecca
Bateau de croisière dans le canal de la Giudecca, Venise – photo de Paola Gospodnetich

Pourtant, si dans le passé le bateau de croisière n’intéressait presque à personne, aujourd’hui il semble être devenu un des styles plus convoité, surtout parce que le prix est devenu toujours plus accessible à la masse. 

Au même temps, les bateaux de croisière sont devenus toujours plus grands. L’Oasis of the Seas of Royal Caribbean, qui héberge 5402 passagers, est devenue une veritable ville flottante, avec les restaurants et les attractions de toutes les sortes. 

Bateau à Venise
Bateau de croisière à Venise – photo de Enrico Teller, par Flick

Le modèle de tourisme proposé est de masse et pas intéressé aux lieux 

Cela a une incidence negative sur les localités traversées, qui sont envahies par les touristes et visitées en quelques heures avec des tours organisés. Mais elle a aussi la tendance à homologuer les lieux parce qu’ils deviennent touts égaux; l’artisan local est remplacé par les souvenirs made in China, la nourriture locale par les produits internationaux, parce qu’on répond à un modèle de tourisme qui a été réduit à “la faculté d’aller voir ce qui est devenu banale”. 

Le rapport avec la mer et les lieux visités est trop loin de ces mega villages flottants! 

Pour approfondir: Cruise Ship Report Card 2016 (en anglais) 

 

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Photo de couverture: Bateau de croisière – photo de Lee Crowley, par Flyckr