Un itinéraire spectaculaire le long des falaises de la côte de Biscaye, entre plages sauvages, rochers sculptés par la mer, prairies verdoyantes et panoramas sur l’océan. Le parcours passe par le phare de Punta Galea et arrive aux ruines du Fuerte de La Galea, avec la possibilité de continuer jusqu’à Getxo et, de là, de rejoindre Bilbao.
  • Pourquoi on l’aime
    Parce que c’est l’un de ces parcours où le paysage change constamment, sans pour autant nécessiter une véritable randonnée en montagne. Le parcours commence à Sopela par une montée initiale, puis le sentier devient principalement plat, même s’il comporte quelques montées et descentes. Pendant presque tout le trajet, la côte reste sous vos yeux : en contrebas, on aperçoit les falaises, les plages, les rochers et la mer, tandis que derrière soi s’étend le paysage verdoyant du Pays basque. Il est particulièrement intéressant d’observer les formations géologiques de la côte, façonnées par l’érosion marine et composées de couches rocheuses qui racontent l’histoire géologique de cette partie de la Biscaye. La bande de falaises située entre Punta Galea, Sopela, Barrika, Plentzia et Gorliz est en effet reconnue comme l’une des principales zones d’intérêt géologique du Pays basque.
  • Temps de parcours: Environ 2 heures
  • Difficulté: Facile
  • Longueur: 8 km
  • Dénivelé: 150 m
  • Période praticable: À pied
  • Coût: 0
  • Notre conseil: Parcourez cet itinéraire avec des chaussures confortables et, si possible, choisissez une journée dégagée et peu venteuse. Arrêtez-vous souvent aux points de vue : ici, le plus important n’est pas d’arriver, mais de prendre le temps de regarder.

Carte de l’itinéraire de Sopela à Punta Galea.

De Sopela vers les falaises

Notre itinéraire commence à Sopelana, l’une des plus belles localités de la côte près de Bilbao.

La ville est surtout connue pour ses plages et le surf, mais il suffit de s’éloigner un peu de la zone balnéaire pour découvrir un paysage complètement différent : sentiers, prairies, falaises et un océan qui semble ne jamais finir.

Au début, il faut affronter une montée, mais elle est courte et le sentier s’ouvre rapidement sur la côte.

À partir de là commence la partie la plus spectaculaire.

Sentier en montée offrant une vue spectaculaire sur la côte, entre rochers, mer et hautes falaises.
Le sentier monte et offre une vue spectaculaire sur la côte, entre falaises, rochers et bleu de la mer. Photo de Silvia Ombellini

Marcher au-dessus de l’océan

Le sentier suit les falaises et permet d’observer la côte depuis les hauteurs.

En contrebas apparaissent les plages et les rochers, tandis que la mer Cantabrique s’étend devant les yeux. À certains endroits, les falaises sont particulièrement hautes et spectaculaires ; à d’autres, le terrain descend doucement vers de petites criques.

C’est une promenade à faire sans se presser, car presque chaque virage offre un nouveau point de vue.

La côte de Sopela est considérée comme l’une des plus surprenantes de Biscaye, précisément en raison de la succession de falaises, plages et paysages naturels.

Et même si le parcours ne présente pas de difficultés techniques particulières, il est important de ne pas s’approcher trop près du bord des falaises, surtout lorsqu’il y a du vent ou que le sol est humide.

Falaise spectaculaire surplombant la mer Cantabrique, avec rochers et mer ouverte.
Les spectaculaires falaises surplombant la mer Cantabrique, façonnées par le vent et les vagues. Photo de S. Ombellini

Les rochers qui racontent l’histoire de la Terre

L’un des aspects les plus intéressants de cet itinéraire est que l’on ne se contente pas d’admirer un beau paysage.

Les roches de la côte de Biscaye racontent en effet une longue histoire géologique.

Les strates visibles le long des falaises ont été progressivement mises à nu par l’érosion marine. La grande zone d’intérêt géologique qui commence à Punta Galea et se poursuit à travers Sopela, Barrika, Plentzia et Gorliz est présentée par le tourisme basque comme l’une des principales zones géologiques de la région.

Nous ne sommes pas dans le célèbre Géoparc de la Côte basque de Zumaia, Deba et Mutriku, mais le même type d’intérêt géologique lié aux formations rocheuses et à l’érosion marine se retrouve également sur cette partie de la côte. Turismo Euskadi indique en effet que le tronçon de falaises qui s’étend de Punta Galea, à Getxo, en passant par Sopela, Barrika, Plentzia et Gorliz jusqu’à Armintza, fait partie des zones d’intérêt géologique de la côte basque.

C’est l’un de ces endroits où une promenade peut presque se transformer en cours de géologie à ciel ouvert.

Carte de l’itinéraire côtier avec les principales indications et étapes du parcours.
Carte de l’itinéraire avec les principales indications le long du parcours côtier. Photo de S. Ombellini

Vers le phare de Punta Galea

En poursuivant le sentier, on arrive vers Punta Galea, où apparaît le phare.

Le phare actuel date de 1950 et a remplacé les phares précédents qui avaient été endommagés ou avaient dû être remplacés en raison des glissements de terrain sur les falaises.

Le phare occupe une position spectaculaire, face à la mer et à l’Abra de Bilbao, la vaste baie où se trouvent le port et l’embouchure de l’estuaire.

C’est l’un des endroits où il vaut vraiment la peine de s’arrêter.

D’ici, par temps clair, on peut observer le trafic maritime qui entre et sort du port et admirer la côte qui se poursuit vers Sopela.

Détail de la partie supérieure du phare de Punta Galea, avec sa lanterne au sommet de la tour en pierre.
Détail de la lanterne du phare de Punta Galea, face aux falaises de la côte basque. Photo de S. Ombellini

Le Fuerte de La Galea

Un peu après le phare, on atteint le Fuerte de La Galea, une fortification construite au XVIIIe siècle pour protéger l’entrée de l’estuaire de Bilbao.

Aujourd’hui, il n’en reste que les ruines, intégrées au paysage côtier.

Avec le phare et le moulin d’Aixerrota, le fort fait partie du patrimoine historique qui caractérise l’itinéraire entre Getxo et Sopela.

Arriver jusqu’ici constitue déjà une belle conclusion à la promenade : après avoir suivi la ligne des falaises pendant plusieurs kilomètres, on se retrouve face à une construction militaire historique surplombant l’océan.

Fuerte de La Galea photographié sur le chemin du retour, au milieu de la végétation et du paysage côtier.
Le Fuerte de La Galea vu depuis le sentier lors du parcours de retour. Ce fort du XVIIIe siècle est l’un des sites historiques qui caractérisent la côte de Getxo. Photo de S. Ombellini

Et si vous avez encore envie de marcher...

L’avantage, c’est qu’il n’est pas nécessaire de s’arrêter au fort. L’itinéraire côtier peut se poursuivre vers Getxo, en suivant le front de mer et en passant par d’autres points de vue. L’itinéraire officiel de la côte comprend Punta Galea, le phare, les ruines du fort, puis se poursuit vers Aixerrota, Arrigunaga et le centre historique d’Algorta.

D’ici, il est également possible de rejoindre Bilbao en transports en commun, transformant ainsi la promenade en une excursion d’une journée au départ de Bilbao avec retour en ville.

C’est une option que nous recommandons particulièrement à ceux qui souhaitent visiter Bilbao sans renoncer à une journée dans la nature.

Paysage côtier vu depuis le sentier, avec Bilbao et son agglomération visibles au loin.
Depuis le sentier côtier, le paysage s’ouvre vers l’agglomération de Bilbao, visible au loin au-delà de la côte et de l’embouchure du Nervión. Photo de S. Ombellini

Une promenade entre mer, géologie et histoire

Ce qui rend cet itinéraire si particulier, c’est la combinaison des éléments que l’on rencontre tout au long du chemin : Sopelana avec ses plages réputées pour le surf, falaises et formations géologiques surplombant l’océan, Punta Galea avec son phare et ses panoramas sur l’Abra, le Fuerte de La Galea avec son histoire et ses fortifications, Getxo et Aixerrota avec leurs falaises spectaculaires et leur littoral, et enfin Bilbao et la ville elle-même, si vous décidez de poursuivre.

Ce n’est pas une simple promenade panoramique. C’est un voyage à travers le paysage, la géologie et l’histoire de la côte basque. Et peut-être que le plus beau moment est précisément celui où, en marchant sur le sentier, on se rend compte que pendant quelques heures Bilbao semble très loin, alors qu’en réalité, la ville est juste là, de l’autre côté de l’Abra.